Plan « Relance logement »

Ce qu’il faut savoir en termes de location, copropriété, et achat/vente immobilière
Le Gouvernement a annoncé, fin janvier 2026, un plan « Relance logement » pour répondre à la baisse de l’offre locative et au ralentissement de la construction. Sa mesure phare est un nouveau dispositif fiscal (aussi présenté comme un “statut du bailleur privé”) destiné à inciter les particuliers à acheter pour louer en longue durée, avec des loyers plafonnés.

PLAN RELANCE - LOGEMENT

L’objectif : recréer de l’offre locative (et relancer la construction)

Selon les informations officielles, le plan vise notamment :

  • un rythme de 400 000 logements construits par an pour atteindre 2 millions de logements d’ici 2030 ;
  • dans le parc privé : 50 000 logements locatifs dès 2026 ;
  • dans le parc social : 125 000 logements dès 2026

Le fonctionnement du dispositif

Quels logements sont concernés ?

Le dispositif s’applique à des logements situés en immeubles collectifs, partout en France :

  • logements neufs ;
  • logements anciens sous condition de réaliser des travaux représentant au moins 30 % de la valeur du bien (seuil mentionné dans la communication officielle, avec l’idée d’un possible ajustement à venir).

Le principe communiqué par l’État : l’investisseur pourrait déduire de ses revenus locatifs :

  • une partie du prix d’achat (amortissement) ;
  • l’intégralité des charges liées à la location (travaux, intérêts d’emprunt, taxe foncière…).

Chiffres mis en avant dans les documents officiels :

  • jusqu’à 12 000 € d’amortissement par an ;
  • jusqu’à 10 700 € pouvant être déduits des autres revenus (selon conditions).

Pour bénéficier de l’avantage, il faut notamment respecter :

  • un engagement de location pendant 9 ans ;
  • une location en résidence principale ;
  • des plafonds de loyers (niveaux “intermédiaire”, “social”, “très social”) ;
  • pas de location à un membre de la famille.

Les pages officielles indiquent que le dispositif est porté par le projet de loi de finances pour 2026 et présenté comme disponible sur trois ans : il faut donc suivre la version définitivement adoptée et ses textes d’application pour connaître les paramètres précis (plafonds, contrôles, modalités pratiques)

Ce que cela change pour la location longue durée (bailleurs)

Pour les investisseurs, la logique est simple : améliorer la rentabilité nette d’une location nue grâce à l’amortissement + la déductibilité des charges, tout en acceptant un loyer plafonné et une durée d’engagement.

Dans un marché tendu comme Paris, deux questions deviennent centrales avant d’acheter :

  • Le loyer plafonné reste-t-il cohérent avec le bien (surface, emplacement, charges, taxe foncière, coût du crédit) ?
  • Le logement / l’immeuble ne va-t-il pas nécessiter des travaux importants à court terme (énergie, copropriété), qui pèseraient sur le rendement ?

Copropriété : l’effet “travaux” et les obligations 2026 à intégrer

Pour les investisseurs, la logique est simple : améliorer la rentabilité nette d’une location nue grâce à l’amortissement + la déductibilité des charges, tout en acceptant un loyer plafonné et une durée d’engagement.

Le dispositif prévoit une option “ancien + travaux” (30 % de la valeur du bien) : en copropriété, cela implique souvent :

  • des votes en assemblée générale (travaux sur parties communes) ;
  • des appels de fonds et un calendrier parfois long.

Et surtout, 2026 marque une étape réglementaire importante : le DPE collectif est devenu obligatoire depuis le 1er janvier 2026 pour les copropriétés d’au plus 50 lots (si permis de construire déposé avant 2013, selon les cas).

À retenir côté copropriété : avant un achat “investissement”, il faut regarder (i) l’état énergétique de l’immeuble, (ii) les diagnostics/projets de travaux, (iii) l’évolution probable des charges.

Achat / vente : quels effets possibles sur le marché ?

Pour les investisseurs, la logique est simple : améliorer la rentabilité nette d’une location nue grâce à l’amortissement + la déductibilité des charges, tout en acceptant un loyer plafonné et une durée d’engagement.

Même s’il est trop tôt pour mesurer l’impact, le plan vise explicitement à réactiver la demande d’investisseurs sur des appartements en immeubles collectifs, en particulier dans le neuf et dans l’ancien à rénover.

Côté vendeurs, certains biens pourraient susciter plus d’intérêt s’ils “cochent les cases” :

  • immeuble collectif ;
  • potentiel de location longue durée ;
  • travaux identifiés (et chiffrables) ;
  • trajectoire énergétique maîtrisable (à l’échelle du logement et de l’immeuble).

Sécurisation des bailleurs : un volet “impayés” à connaître

Parmi les leviers cités dans la communication du plan figure la volonté de sécuriser les propriétaires bailleurs face aux impayés.
Dans ce contexte, un texte à suivre : le décret n° 2026-84 du 12 février 2026 sur le traitement des impayés de dépense de logement pour les bénéficiaires d’aides personnelles au logement, applicable à compter du 1er janvier 2027

En pratique : les points à vérifier avant d’investir à Paris

Éligibilité au dispositif

  • Bien en immeuble collectif.
  • Neuf ou ancien avec gros travaux (communication officielle : env. 30 % de la valeur).
  • Vous pouvez tenir un engagement de location 9 ans.

Location longue durée : le “vrai” test de rentabilité

  • Location nue, en résidence principale.
  • Loyer plafonné : faites la simulation avec ce loyer (crédit + charges + taxe foncière + assurance + vacance), pas avec le loyer de marché.
  • Pas de location à un membre de la famille (selon le cadre annoncé).

Copropriété : sécuriser les travaux et les charges

  • Lire les PV d’AG (3 ans) + vérifier travaux votés/à venir.
  • Contrôler charges, impayés, gros postes (chauffage, ascenseur, ravalement).
  • Vérifier le calendrier et le financement (provisions / appels de fonds / emprunt collectif).

Énergie : point de contrôle 2026

  • DPE collectif obligatoire au 1er janvier 2026 pour les copropriétés ≤ 50 lots : fait ou programmé ?

Revente : penser à la sortie dès l’entrée

  • Bien revendable à qui demain : investisseur (engagement/loyer plafonné) ou occupant ?
  • Prix cohérent avec un rendement net (après charges et travaux probables).

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